Parc des expositions et des congrès : Agir pour Dijon se réjouit du retrait de la délibération et demande un vrai débat sur son avenir

Le maire de Dijon vient d’annoncer qu’il retirait la délibération concernant le parc des expositions et des congrès de Dijon, adoptée le 5 décembre 2022 sur sa proposition par sa majorité municipale.

Cette délibération prévoyait l’attribution de la gestion au groupe GL Events, assortie d’un programme de travaux mal défini manifestement beaucoup plus important que prévu.

Nous nous réjouissons de cette décision qui nous donne raison. Le groupe municipal Agir pour Dijon avait saisi le préfet de la Côte-d’Or le 12 janvier dernier au titre du contrôle de légalité, en pointant de sérieux motifs d’illégalité de cette délibération et du projet de contrat de délégation de service public pour les cinq prochaines années.

Il est apparu en effet que le maire avait changé de projet de travaux en cours de procédure, sans information suffisante du conseil municipal. La réhabilitation prévue en décembre 2021 laisse finalement place à une démolition-reconstruction du grand hall historique, unique par sa superficie d’un seul volume (12 000 m2), et à une extension de périmètre sur l’emprise de l’actuel Skate Park qui serait démoli. En outre, concilier l’exploitation en délégation avec un programme de travaux d’une telle importance devient très incertain et les termes du contrat étaient à cet égard défavorables aux intérêts de la ville de Dijon.

Nous regrettions également les critères retenus pour la comparaison des offres, qui ont conduit à évincer une association locale indissociable de l’histoire centenaire de la foire gastronomique.

Le renoncement du maire et le retrait de la délibération était donc la seule solution possible à ce stade.

Il est regrettable que tant d’années aient été perdues pour débattre d’un projet d’avenir et d’une nouvelle ambition pour le parc des expositions et des congrès de Dijon, qui a été laissé en déshérence par son propriétaire, la ville de Dijon, sans aucun investissement de rénovation depuis 20 ans.

Nous souhaitons maintenant qu’un vrai débat s’engage sur l’avenir du parc des expositions et des congrès, dès le conseil municipal de janvier 2023, sans exclure à ce stade ni la réhabilitation du hall historique, qui présente un véritable intérêt patrimonial, ni la relocalisation du parc des expositions.

Le conseil municipal devra pouvoir se prononcer le moment venu, en toute connaissance de cause, sur la solution retenue.

Groupe municipal Agir pour Dijon

Dijon, le vendredi 30 décembre 2022

« Pour la constitution d’un grand parc du Suzon ! »

Le mouvement Agir pour Dijon propose l’extension du parc du Suzon à tous les espaces verts voisins, soit une superficie totale d’environ quatre hectares.

Nous proposons donc que le parc du Suzon, aujourd’hui limité au petit – mais remarquable – « jardin japonais », soit étendu à l’espace de jeu pour les enfants, aux magnifiques « allées cavalières » (agrémentées d’un terrain de pétanque), au grand terrain vierge de près d’un hectare situé plus au nord, à la promenade du Suzon sur cette portion et aux terrains dont la mairie est propriétaire, au sud-ouest de la boucle formée par le Suzon.

Ce projet a été présenté aux riverains lors d’une réunion de quartier le samedi 6 novembre 2022, et approuvé dans son principe à l’unanimité des présents, avec la demande que les habitants soient consultés sur les aménagements : plantation d’arbres, biodiversité, parcours de santé, espace canin…

Rappelons que notre groupe municipal avait, en juin 2022, refusé de voter la cession des terrains municipaux situés dans la boucle du Suzon, d’une superficie totale de près d’un hectare, dans le cadre d’une opération immobilière de 85 logements sur une emprise plus vaste. Nos réserves sont toujours d’actualité : manque de concertation avec les riverains, disparition d’un espace naturel, zone en partie inondable, atteinte à la biodiversité.

Constatant que les conditions suspensives prévues dans la promesse de vente annexée à la délibération du conseil municipal du 27 juin 2022 ne sont pas remplies à la date convenue du 31 octobre 2022, nous demandons de mettre fin à cette vente et de rattacher les terrains concernés au projet d’un grand parc du Suzon.

 

Mouvement Agir pour Dijon
Groupe municipal Agir pour Dijon

Dijon, le mardi 22 novembre 2022

« Insécurité place de la République : mobilisons-nous ! »

Une violente agression vient de se produire place de la République, nécessitant l’évacuation de la victime dans un état grave vers le CHU. Il ne se passe plus une semaine sans une nouvelle agression ou un nouvel incident place de la République !

– Samedi 10 septembre 2022, deux étudiants ont été violemment passés à tabac par une dizaine de jeunes, qui auraient tenu des propos à connotation raciste contre les « Blancs ».

– Vendredi 30 septembre vers 20 heures, un homme de 39 ans, d’origine algérienne en situation irrégulière, déambulait dans le quartier avec un couteau de 8 cm.

– Lundi 17 octobre vers 21 h, un homme de 27 ans s’est fait voler et tirer dessus, prenant une balle dans la jambe.

– Dimanche 23 octobre très tôt, une jeune fille de 24 ans a été victime d’une agression sexuelle dans une rue voisine, de la part d’un mineur isolé de nationalité algérienne.

– Jeudi 27 octobre, une jeune femme recherchée pour une exécution de peine de prison de six mois pour une affaire de stupéfiants a été interpellée sur place.

– Samedi 29 octobre à 5 h 30 du matin, un homme de 51 ans, sortant d’une fête familiale, a été passé à tabac par plusieurs individus, à coup de barre de fer, avec une ITT de 30 jours.

– Dimanche 30 octobre au matin, les policiers qui intervenaient pour une rixe ont été copieusement insultés par un des individus.

Manifestement, la municipalité ne maîtrise plus une situation qui a dégénéré au fil du temps, et nous expose à un danger totalement anormal.

Les Dijonnais et leurs familles sont inquiets, cette situation est inacceptable et doit cesser.

Nous exigeons que des mesures fortes et dissuasives soient prises de toute urgence pour sécuriser la place de la République, jour et nuit.

À la demande d’habitants du quartier République et de nombreux Dijonnais, scandalisés par ces dérives, nous vous invitons à participer à un rassemblement pour la sécurité, place de la République samedi 19 novembre à 10 h.

 

 

Mouvement Agir pour Dijon
Groupe municipal Agir pour Dijon

Dijon, le vendredi 4 novembre 2022

« Zones à faibles émissions (ZFE) : silence assourdissant de la ville et de métropole de Dijon »

La loi Climat et résilience de l’été 2021 rend obligatoire l’entrée en vigueur de Zones à faibles émissions (ZFE) dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants.

L’agglomération dijonnaise est l’une des 43 agglomérations concernées, sans faire partie de la dizaine d’agglomération les plus polluées pour laquelle la mise en place des ZFE est déjà obligatoire.

Dans les ZFE, les véhicules les plus anciens seront interdits de rouler, quand bien même le propriétaire réside ou travaille dans le périmètre concerné. Plus précisément : les véhicules Crit’Air 5 (diesels d’avant 2001), Crit’Air 4 (diesels immatriculés entre janvier 2001 et décembre 2005) et Crit’Air 3 (diesel d’avant 2011 et essence d’avant 2006). L’association 40 millions d’automobilistes estime que la moitié des automobilistes seront touchés par ces interdictions.

Toutefois, à ce jour, bien que la loi préconise la mise en œuvre progressive des interdictions de circuler dès 2023, c’est le silence radio du côté de la ville de Dijon et de Dijon métropole.

Nous souhaitons que les habitants de Dijon disposent au plus vite d’une visibilité sur le calendrier d’entrée en vigueur de la ZFE. Au vu de la proximité des échéances et de l’incertitude sur une partie des modalités de mise en œuvre et d’accompagnement, toute mise en œuvre précipitée serait malvenue. Le plus raisonnable serait de préparer dans les meilleures conditions possibles l’échéance du 1er janvier 2025.

Nous demandons également qu’une étude d’impact des conséquences sociales sur Dijon et sur la métropole de Dijon soit menée dans les meilleurs délais, s’agissant de ménages souvent modestes, afin de mobiliser au mieux les aides éventuelles.

Nous proposons qu’un comité de pilotage associant l’ensemble des communes de la métropole et les élus de l’opposition soit mis en place pour conduire ce projet dans la transparence et la concertation : études, calendrier, périmètres, information, accompagnement des ménages.

Nous regrettons enfin, au regard de l’accumulation de sujets majeurs pour la vie locale sans réponses à ce jour de la part de l’exécutif local, la suppression sans explication des conseils municipaux et métropolitains initialement prévus en novembre 2022.

 
Emmanuel Bichot
Au nom du mouvement Agir pour Dijon
et du groupe municipal Agir pour Dijon

Dijon, le mardi 25 octobre 2022

« Grand Dijon Habitat : des compléments d’indemnités en toute discrétion pour certains élus ! »

L’association de défenseur des consommateurs et des usagers CLCV de Côte-d’Or nous apprend que le président de Grand Dijon Habitat, monsieur Hamid EL HASSOUNI, bénéficie d’indemnités versés par cet office public HLM, au sein duquel il représente Dijon métropole.

Nous avions dénoncé, en 2015, que le même élu, à l’époque président de Dijon Habitat, occupe un logement locatif du parc de l’office qu’il présidait, situation à laquelle il avait mis fin dans les meilleurs délais.

Nous découvrons désormais avec étonnement que le président de Grand Dijon Habitat touche une « indemnité de réunion » de 68,61 €, au titre de sa présence en réunion dans cet office HLM. Le total versé à ce titre s’élève à 26 277 € sur la période 2015-2020.

Sans méconnaître la faculté réglementaire ouverte aux offices publics HLM d’accorder des indemnités sous certaines conditions, notamment à des salariés du privé en considération de la perte de revenus, nous nous interrogeons sur l’opportunité et sur la transparence.

Ces indemnités nous surprennent, car il s’agit d’une représentation de la métropole dans un établissement public qui lui est rattaché et le président de l’office public HLM ne peut être qu’un élu de la métropole. Les élus désignés sont le plus souvent déjà indemnisés au titre de leurs mandats, en l’occurrence plus de 6 500 € en montant mensuel brut pour celui qui préside Grand Dijon Habitat.

Leur existence n’a jamais été communiquée aux élus de la métropole. Dans le tableau des indemnités des élus présenté au conseil de Dijon métropole, le 24 mars 2022, aucune somme n’était déclarée pour M. Hamid EL HASSOUNI au titre des « autres mandats liés au mandat métropolitain ».

Nous demandons au président de Dijon métropole de faire toute la transparence sur ces indemnités connexes et de rendre publiques les indemnités qui pourraient être perçues par d’autres représentants de Dijon métropole au conseil d’administration de Grand Dijon Habitat.

Nous souhaitons que cette transparence soit étendue, au-delà, à tous les représentants désignés par la métropole de Dijon ou la ville de Dijon dans des organismes extérieurs.

Dans une période difficile à tout point de vue pour Grand Dijon Habitat et pour ses locataires, notamment sur le plan financier, nous souhaitons qu’il soit mis fin à ces indemnités connexes.
 
Groupe municipal Agir ensemble pour Dijon
Emmanuel Bichot
Laurence Gerbet

Dijon, le mardi 20 septembre 2022

« Le quartier de la Fontaine d’Ouche doit rester desservi par les transports en commun »

Depuis jeudi soir, le quartier de la Fontaine d’Ouche n’est plus desservi par les transports en commun après 20 h, au moins jusqu’au 18 juillet. Les lignes Corol et L3 s’arrêtent en lisière du quartier.
 
La cause est, sans surprise, le regain de tensions dans le quartier depuis plusieurs jours, avec des tirs de mortiers sur les forces de l’ordre et des guets-apens tendus aux pompiers. 
 
La décision de retrait prise par Divia, pour protéger son personnel et ses passagers, peut parfaitement se comprendre.
 
En revanche, la municipalité de Dijon et la Préfecture n’ont pas le droit de baisser les bras et de capituler devant cette situation. Où sont le maire de Dijon, ses principaux adjoints, le délégué pour ce quartier, le député ?
 
Le quartier de la Fontaine d’Ouche ne doit pas basculer dans une zone de non-droit, où les dealers et délinquants imposent leur loi. Il ne faut pas céder un pouce de terrain.
 
Ses habitants, dont la plupart subissent cette situation, ne sont pas des citoyens de seconde zone. 
 
Depuis des années nous alertons sur le fait qu’investir des sommes astronomiques (120 millions d’euro) dans la rénovation urbaine du quartier ne suffira pas à ramener l’ordre et la tranquillité publique. 
 
Il faut changer la politique de peuplement et déployer des moyens exceptionnels puis permanents pour lutter contre les trafics et rétablir l’ordre républicain.
 
Nous demandons une présence policière permanente au cœur du quartier, avec un commissariat commun réunissant police nationale et police municipale.
 
Dans l’immédiat, nous demandons qu’un dispositif de crise soit mis en place et les moyens nécessaires mobilisés pour rétablir dès lundi la desserte du quartier le soir. L’instauration d’un couvre-feu au-delà d’une certaine heure plus tardive doit être décidée si nécessaire.
 
Ce quartier mérite mieux qu’une mise en scène  électorale le temps des élections présidentielles, pour être relégué aussitôt après dans l’indifférence et la résignation.
 
Groupe municipal Agir ensemble pour Dijon
Emmanuel Bichot
Laurence Gerbet

Dijon, le samedi 2 juillet 2022

« Pour lutter contre les vols, proposons le marquage gratuit de tous les vélos à Dijon ! »

Le vol de vélos est un fléau qui laisse désemparés de nombreux usagers à Dijon, comme en attestent de nombreux témoignages à longueur d’année.

Les vélos sont volés dans la rue, mais aussi dans les garages, les parties communes ou les cours d’immeubles. Près d’un vélo sur cinq serait ainsi dérobé chaque année ! C’est un des principaux freins aujourd’hui au développement du vélo, qui présente pourtant de nombreux avantages pour la santé et pour l’environnement.

Le paradoxe est que de nombreux vélos sont retrouvés, mais ne peuvent être restitués à leurs propriétaires faute d’identification ! En outre le délit de vol ou de recel est plus difficile à caractériser, ce qui favorise cette délinquance.

La solution, mise en œuvre avec succès dans d’autres pays européens depuis des années (le taux de restitution s’élève à 40 % en Allemagne), est le marquage à grande échelle du parc de vélos.

Son efficacité sera renforcée en France par le marquage obligatoire, depuis le 1er janvier 2021, de tous les nouveaux vélos vendus dans le commerce et la mise en place d’un fichier national unique.

C’est pourquoi nous proposons, au niveau local, d’organiser une grande campagne de marquage gratuit de tous les vélos antérieurs au 1er janvier 2021.

Ce service serait proposé à tous les Dijonnais et habitants de Dijon métropole pour les vélos dont ils sont propriétaires.

L’efficacité de cette mesure sera d’autant plus grande que la mobilisation citoyenne sera forte.  

L’opération pourrait être réalisée avec le concours des associations volontaires déjà équipées (EVAD, La Bécane à Jules, La Boîte à vélos), et avec des opérateurs privés agréés qui se porteraient volontaires.

Le marquage des vélos pourrait être réalisé lors d’opérations ponctuelles à forte visibilité (par exemple le samedi dans tel ou tel quartier), ainsi que de manière permanente, sur une période d’au moins un an, auprès des partenaires identifiés.

Si cette mesure est envisageable sur le seul périmètre de la ville de Dijon, il serait préférable et plus efficace de la déployer d’emblée sur l’ensemble de la métropole dijonnaise.

Le coût de cette mesure, de l’ordre d’une dizaine d’euros par vélo, serait pris en charge par Dijon métropole. Une dépense raisonnable au regard de ses retombées positives pour la collectivité.

Dijon, le lundi 23 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« La métropole doit prendre le contrôle et la gestion du périphérique de Dijon »

Le législateur vient d’ouvrir la possibilité que certaines routes nationales, actuellement gérées par l’Etat, soient transférées aux collectivités locales.

Si elle souhaite prendre le contrôle et la gestion du périphérique de Dijon (LiNO et Rocade est), la métropole de Dijon doit délibérer et transmettre sa demande au Préfet avant fin septembre 2022.

Favorables à ce transfert, nous invitons le président de Dijon métropole à inscrire ce sujet à l’ordre du jour du conseil de métropole de fin juin 2022. 

Nous pensons souhaitable que la métropole ait compétence sur l’ensemble du réseau routier, pour plus d’efficacité et de cohérence dans sa gestion comme dans les choix stratégiques.

Il est évident que les embouteillages de la LINO et de la rocade à certaines heures ne pourront se régler que dans une approche plus globale des déplacements et de l’aménagement de l’espace, au-delà du projet ponctuel prévu à court terme sur le rond-point d’Ahuy.

Ce transfert devrait cependant être subordonné à un accord avec l’Etat sur les compensations financières prévues à cet effet.

Cette opportunité doit être saisie, sous réserve de cet accord, car elle est déterminante pour notre capacité à décider de notre avenir.

Dijon, le vendredi 20 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« François Rebsamen réécrit l’histoire de la CIGV ! »

François Rebsamen aime réécrire l’histoire à sa manière, et n’a pas résisté à cette tentation lors de l’inauguration en grandes pompes de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon.

Ses propos sur les contentieux sont caricaturaux et trompeurs.

Il oublie de dire que le juge a requalifié la vente immobilière privée de l’ancien hôpital général en contrat de droit public, beaucoup plus favorable pour défendre les intérêts des Dijonnais.

Il oublie le fait que si la ville de Dijon n’avait pas modifié complètement le montage juridique et financier, pour redevenir propriétaire du pôle culturel et de la Chapelle des climats – comme nous le demandions depuis 2016 -, l’ouverture n’aurait jamais eu lieu !

Il oublie de rappeler que la légalité du contrat n’a jamais été jugée, ce qui a entraîné le rejet des recours, car il a refusé d’en communiquer la version signée tant aux plaignants qu’à la préfecture.

Il oublie de préciser que la fixation du prix n’a pas été jugée non plus en appel pour cette raison, alors qu’elle était manifestement faussée par la décision de la métropole, ultérieure à l’évaluation des domaines, de prendre à sa charge la voirie. Des aides financières ont finalement été attribuées en compensation au CHU.

Il oublie que l’obstruction et les délais sont venus de son refus de communiquer le contrat signé et de modifier plus tôt son montage juridique et financier.

Il oublie, en parlant d’ « acharnements », que la justice n’a jamais reconnu aucun caractère abusif au recours formé en 2016, pas plus qu’à ses suites.

Il oublie de dire qu’il refuse toujours de présenter un compte rendu financier annuel de la concession d’aménagement au conseil municipal, seul moyen d’exercer un contrôle dans la transparence, au regard du coût astronomique en investissement – et maintenant en fonctionnement – pour le contribuable.

Nous comprenons ses insomnies passées, car il ne devait pas avoir la conscience tranquille.

Mais nous ne laisserons pas réécrire l’histoire de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon, qui aurait pu dès ses débuts tourner au vinaigre, sans notre vigilance pour défendre l’intérêt général.

Dijon, le samedi 7 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« Ne plus attendre pour une police métropolitaine des transports »

L’instauration d’une police métropolitaine des transports est la seule réponse durable aux agressions de toutes catégories dans les transports publics de la métropole dijonnaise.

Les incidents sont nombreux, au détriment des usagers ou du personnel de Divia : caillassages, vandalisme, agressions physiques, agressions verbales, propos racistes, harcèlement sexiste.

À plusieurs reprises, le service a été suspendu sur une partie du réseau, notamment sur Chenôve. Le service nocturne en fin de semaine semble réduit pour des raisons de sécurité.

Nous avons recensé plus d’une douzaine d’actions en justice, suite à des agressions d’agents de Divia durant l’année 2021. Le directeur de Kéolis Dijon Mobilités fait état d’une quinzaine d’agressions ou altercations au cours des quatre premiers mois de l’année 2022.

Deux contrôleurs Divia ont été violemment agressés mercredi matin 30 avril 2022 à l’arrêt Godrans et ce n’est malheureusement pas la première fois.

La présence ponctuelle de policiers municipaux ou nationaux dans les transports publics, promise après chaque incident grave, n’est pas une réponse suffisante et pérenne. Les médiateurs ne peuvent rien contre la délinquance, sinon se taire ou se mettre en danger.

Nous portons depuis plusieurs années la proposition d’une police métropolitaine des transports, déjà déployée avec succès dans d’autres agglomérations comparables, comme celle d’Orléans.

Le président de la métropole avait lui-même inscrit cette promesse au point 90 de son programme électoral en 2020 : « Développer une brigade de police intercommunale des transports ».

Cependant, en réponse à une question orale posée par Laurence Gerbet le 17 décembre 2020 sur le calendrier de mise en œuvre, il n’avait pas voulu prendre d’engagement précis sur les dates.

Nous avons dû demander avec insistance, en avril dernier, que la police métropolitaine des transports soit mentionnée explicitement dans le cadre de l’actualisation en cours du projet métropolitain.

Le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), réunissant les maires de la métropole, permettrait d’évoquer concrètement ce projet, mais il n’a jamais été effectivement mis en place depuis une délibération de 2017. Son installation est à nouveau promise pour 2022.

Le degré de violence et d’agressivité ne cesse de monter dans notre société. Les agents du service public et nos concitoyens les plus modestes sont trop souvent les premières victimes de cette situation.

Nous ne pouvons plus attendre pour mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des agents et des usagers, à commencer par la police métropolitaine des transports.

Dijon, le jeudi 5 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET