« Grand Dijon Habitat : des compléments d’indemnités en toute discrétion pour certains élus ! »

L’association de défenseur des consommateurs et des usagers CLCV de Côte-d’Or nous apprend que le président de Grand Dijon Habitat, monsieur Hamid EL HASSOUNI, bénéficie d’indemnités versés par cet office public HLM, au sein duquel il représente Dijon métropole.

Nous avions dénoncé, en 2015, que le même élu, à l’époque président de Dijon Habitat, occupe un logement locatif du parc de l’office qu’il présidait, situation à laquelle il avait mis fin dans les meilleurs délais.

Nous découvrons désormais avec étonnement que le président de Grand Dijon Habitat touche une « indemnité de réunion » de 68,61 €, au titre de sa présence en réunion dans cet office HLM. Le total versé à ce titre s’élève à 26 277 € sur la période 2015-2020.

Sans méconnaître la faculté réglementaire ouverte aux offices publics HLM d’accorder des indemnités sous certaines conditions, notamment à des salariés du privé en considération de la perte de revenus, nous nous interrogeons sur l’opportunité et sur la transparence.

Ces indemnités nous surprennent, car il s’agit d’une représentation de la métropole dans un établissement public qui lui est rattaché et le président de l’office public HLM ne peut être qu’un élu de la métropole. Les élus désignés sont le plus souvent déjà indemnisés au titre de leurs mandats, en l’occurrence plus de 6 500 € en montant mensuel brut pour celui qui préside Grand Dijon Habitat.

Leur existence n’a jamais été communiquée aux élus de la métropole. Dans le tableau des indemnités des élus présenté au conseil de Dijon métropole, le 24 mars 2022, aucune somme n’était déclarée pour M. Hamid EL HASSOUNI au titre des « autres mandats liés au mandat métropolitain ».

Nous demandons au président de Dijon métropole de faire toute la transparence sur ces indemnités connexes et de rendre publiques les indemnités qui pourraient être perçues par d’autres représentants de Dijon métropole au conseil d’administration de Grand Dijon Habitat.

Nous souhaitons que cette transparence soit étendue, au-delà, à tous les représentants désignés par la métropole de Dijon ou la ville de Dijon dans des organismes extérieurs.

Dans une période difficile à tout point de vue pour Grand Dijon Habitat et pour ses locataires, notamment sur le plan financier, nous souhaitons qu’il soit mis fin à ces indemnités connexes.
 
Groupe municipal Agir ensemble pour Dijon
Emmanuel Bichot
Laurence Gerbet

Dijon, le mardi 20 septembre 2022

« Le quartier de la Fontaine d’Ouche doit rester desservi par les transports en commun »

Depuis jeudi soir, le quartier de la Fontaine d’Ouche n’est plus desservi par les transports en commun après 20 h, au moins jusqu’au 18 juillet. Les lignes Corol et L3 s’arrêtent en lisière du quartier.
 
La cause est, sans surprise, le regain de tensions dans le quartier depuis plusieurs jours, avec des tirs de mortiers sur les forces de l’ordre et des guets-apens tendus aux pompiers. 
 
La décision de retrait prise par Divia, pour protéger son personnel et ses passagers, peut parfaitement se comprendre.
 
En revanche, la municipalité de Dijon et la Préfecture n’ont pas le droit de baisser les bras et de capituler devant cette situation. Où sont le maire de Dijon, ses principaux adjoints, le délégué pour ce quartier, le député ?
 
Le quartier de la Fontaine d’Ouche ne doit pas basculer dans une zone de non-droit, où les dealers et délinquants imposent leur loi. Il ne faut pas céder un pouce de terrain.
 
Ses habitants, dont la plupart subissent cette situation, ne sont pas des citoyens de seconde zone. 
 
Depuis des années nous alertons sur le fait qu’investir des sommes astronomiques (120 millions d’euro) dans la rénovation urbaine du quartier ne suffira pas à ramener l’ordre et la tranquillité publique. 
 
Il faut changer la politique de peuplement et déployer des moyens exceptionnels puis permanents pour lutter contre les trafics et rétablir l’ordre républicain.
 
Nous demandons une présence policière permanente au cœur du quartier, avec un commissariat commun réunissant police nationale et police municipale.
 
Dans l’immédiat, nous demandons qu’un dispositif de crise soit mis en place et les moyens nécessaires mobilisés pour rétablir dès lundi la desserte du quartier le soir. L’instauration d’un couvre-feu au-delà d’une certaine heure plus tardive doit être décidée si nécessaire.
 
Ce quartier mérite mieux qu’une mise en scène  électorale le temps des élections présidentielles, pour être relégué aussitôt après dans l’indifférence et la résignation.
 
Groupe municipal Agir ensemble pour Dijon
Emmanuel Bichot
Laurence Gerbet

Dijon, le samedi 2 juillet 2022

« Pour lutter contre les vols, proposons le marquage gratuit de tous les vélos à Dijon ! »

Le vol de vélos est un fléau qui laisse désemparés de nombreux usagers à Dijon, comme en attestent de nombreux témoignages à longueur d’année.

Les vélos sont volés dans la rue, mais aussi dans les garages, les parties communes ou les cours d’immeubles. Près d’un vélo sur cinq serait ainsi dérobé chaque année ! C’est un des principaux freins aujourd’hui au développement du vélo, qui présente pourtant de nombreux avantages pour la santé et pour l’environnement.

Le paradoxe est que de nombreux vélos sont retrouvés, mais ne peuvent être restitués à leurs propriétaires faute d’identification ! En outre le délit de vol ou de recel est plus difficile à caractériser, ce qui favorise cette délinquance.

La solution, mise en œuvre avec succès dans d’autres pays européens depuis des années (le taux de restitution s’élève à 40 % en Allemagne), est le marquage à grande échelle du parc de vélos.

Son efficacité sera renforcée en France par le marquage obligatoire, depuis le 1er janvier 2021, de tous les nouveaux vélos vendus dans le commerce et la mise en place d’un fichier national unique.

C’est pourquoi nous proposons, au niveau local, d’organiser une grande campagne de marquage gratuit de tous les vélos antérieurs au 1er janvier 2021.

Ce service serait proposé à tous les Dijonnais et habitants de Dijon métropole pour les vélos dont ils sont propriétaires.

L’efficacité de cette mesure sera d’autant plus grande que la mobilisation citoyenne sera forte.  

L’opération pourrait être réalisée avec le concours des associations volontaires déjà équipées (EVAD, La Bécane à Jules, La Boîte à vélos), et avec des opérateurs privés agréés qui se porteraient volontaires.

Le marquage des vélos pourrait être réalisé lors d’opérations ponctuelles à forte visibilité (par exemple le samedi dans tel ou tel quartier), ainsi que de manière permanente, sur une période d’au moins un an, auprès des partenaires identifiés.

Si cette mesure est envisageable sur le seul périmètre de la ville de Dijon, il serait préférable et plus efficace de la déployer d’emblée sur l’ensemble de la métropole dijonnaise.

Le coût de cette mesure, de l’ordre d’une dizaine d’euros par vélo, serait pris en charge par Dijon métropole. Une dépense raisonnable au regard de ses retombées positives pour la collectivité.

Dijon, le lundi 23 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« La métropole doit prendre le contrôle et la gestion du périphérique de Dijon »

Le législateur vient d’ouvrir la possibilité que certaines routes nationales, actuellement gérées par l’Etat, soient transférées aux collectivités locales.

Si elle souhaite prendre le contrôle et la gestion du périphérique de Dijon (LiNO et Rocade est), la métropole de Dijon doit délibérer et transmettre sa demande au Préfet avant fin septembre 2022.

Favorables à ce transfert, nous invitons le président de Dijon métropole à inscrire ce sujet à l’ordre du jour du conseil de métropole de fin juin 2022. 

Nous pensons souhaitable que la métropole ait compétence sur l’ensemble du réseau routier, pour plus d’efficacité et de cohérence dans sa gestion comme dans les choix stratégiques.

Il est évident que les embouteillages de la LINO et de la rocade à certaines heures ne pourront se régler que dans une approche plus globale des déplacements et de l’aménagement de l’espace, au-delà du projet ponctuel prévu à court terme sur le rond-point d’Ahuy.

Ce transfert devrait cependant être subordonné à un accord avec l’Etat sur les compensations financières prévues à cet effet.

Cette opportunité doit être saisie, sous réserve de cet accord, car elle est déterminante pour notre capacité à décider de notre avenir.

Dijon, le vendredi 20 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« François Rebsamen réécrit l’histoire de la CIGV ! »

François Rebsamen aime réécrire l’histoire à sa manière, et n’a pas résisté à cette tentation lors de l’inauguration en grandes pompes de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon.

Ses propos sur les contentieux sont caricaturaux et trompeurs.

Il oublie de dire que le juge a requalifié la vente immobilière privée de l’ancien hôpital général en contrat de droit public, beaucoup plus favorable pour défendre les intérêts des Dijonnais.

Il oublie le fait que si la ville de Dijon n’avait pas modifié complètement le montage juridique et financier, pour redevenir propriétaire du pôle culturel et de la Chapelle des climats – comme nous le demandions depuis 2016 -, l’ouverture n’aurait jamais eu lieu !

Il oublie de rappeler que la légalité du contrat n’a jamais été jugée, ce qui a entraîné le rejet des recours, car il a refusé d’en communiquer la version signée tant aux plaignants qu’à la préfecture.

Il oublie de préciser que la fixation du prix n’a pas été jugée non plus en appel pour cette raison, alors qu’elle était manifestement faussée par la décision de la métropole, ultérieure à l’évaluation des domaines, de prendre à sa charge la voirie. Des aides financières ont finalement été attribuées en compensation au CHU.

Il oublie que l’obstruction et les délais sont venus de son refus de communiquer le contrat signé et de modifier plus tôt son montage juridique et financier.

Il oublie, en parlant d’ « acharnements », que la justice n’a jamais reconnu aucun caractère abusif au recours formé en 2016, pas plus qu’à ses suites.

Il oublie de dire qu’il refuse toujours de présenter un compte rendu financier annuel de la concession d’aménagement au conseil municipal, seul moyen d’exercer un contrôle dans la transparence, au regard du coût astronomique en investissement – et maintenant en fonctionnement – pour le contribuable.

Nous comprenons ses insomnies passées, car il ne devait pas avoir la conscience tranquille.

Mais nous ne laisserons pas réécrire l’histoire de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon, qui aurait pu dès ses débuts tourner au vinaigre, sans notre vigilance pour défendre l’intérêt général.

Dijon, le samedi 7 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« Ne plus attendre pour une police métropolitaine des transports »

L’instauration d’une police métropolitaine des transports est la seule réponse durable aux agressions de toutes catégories dans les transports publics de la métropole dijonnaise.

Les incidents sont nombreux, au détriment des usagers ou du personnel de Divia : caillassages, vandalisme, agressions physiques, agressions verbales, propos racistes, harcèlement sexiste.

À plusieurs reprises, le service a été suspendu sur une partie du réseau, notamment sur Chenôve. Le service nocturne en fin de semaine semble réduit pour des raisons de sécurité.

Nous avons recensé plus d’une douzaine d’actions en justice, suite à des agressions d’agents de Divia durant l’année 2021. Le directeur de Kéolis Dijon Mobilités fait état d’une quinzaine d’agressions ou altercations au cours des quatre premiers mois de l’année 2022.

Deux contrôleurs Divia ont été violemment agressés mercredi matin 30 avril 2022 à l’arrêt Godrans et ce n’est malheureusement pas la première fois.

La présence ponctuelle de policiers municipaux ou nationaux dans les transports publics, promise après chaque incident grave, n’est pas une réponse suffisante et pérenne. Les médiateurs ne peuvent rien contre la délinquance, sinon se taire ou se mettre en danger.

Nous portons depuis plusieurs années la proposition d’une police métropolitaine des transports, déjà déployée avec succès dans d’autres agglomérations comparables, comme celle d’Orléans.

Le président de la métropole avait lui-même inscrit cette promesse au point 90 de son programme électoral en 2020 : « Développer une brigade de police intercommunale des transports ».

Cependant, en réponse à une question orale posée par Laurence Gerbet le 17 décembre 2020 sur le calendrier de mise en œuvre, il n’avait pas voulu prendre d’engagement précis sur les dates.

Nous avons dû demander avec insistance, en avril dernier, que la police métropolitaine des transports soit mentionnée explicitement dans le cadre de l’actualisation en cours du projet métropolitain.

Le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), réunissant les maires de la métropole, permettrait d’évoquer concrètement ce projet, mais il n’a jamais été effectivement mis en place depuis une délibération de 2017. Son installation est à nouveau promise pour 2022.

Le degré de violence et d’agressivité ne cesse de monter dans notre société. Les agents du service public et nos concitoyens les plus modestes sont trop souvent les premières victimes de cette situation.

Nous ne pouvons plus attendre pour mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des agents et des usagers, à commencer par la police métropolitaine des transports.

Dijon, le jeudi 5 mai 2022

Emmanuel BICHOT (président) et Laurence GERBET

« Taxe foncière : les Dijonnais trinqueront-ils en 2022 ? »

Le maire de Dijon et président de la métropole veut faire entériner par sa majorité une forte augmentation de la taxe foncière : + 5 % pour chaque contribuable dijonnais en 2022.

Rappelons que la fixation des taux de la taxe foncière relève exclusivement de sa compétence depuis 2021, suite au transfert de la part départementale aux communes.

Pourquoi une telle augmentation, qui mettra en difficulté de nombreux contribuables modestes et pèsera sur le pouvoir d’achat du plus grand nombre ?

– Tout d’abord, François REBSAMEN refuse de baisser les taux pour compenser l’impact de la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives, qui atteint son plus haut niveau depuis le début du siècle : + 3,4 %.

Nous avions alerté dès la fin de l’année 2021 sur ce renchérissement exceptionnel, et demandé de compenser son impact pour les contribuables.

– En outre, il veut augmenter de 130 % le taux (+ 0,8 point) de la taxe foncière affectée à la métropole. Il renie son engagement de ne pas augmenter les taux des impôts locaux, pris devant les électeurs durant la campagne électorale de 2020. C’était pourtant la première de ses 150 promesses. Le taux global d’imposition augmentera de ce fait de + 1,57 %, pour atteindre 51,69 %.

Au total, chaque contribuable dijonnais verra donc sa taxe foncière augmenter de 5 % cette année, un record absolu depuis plus de 20 ans. Le montant moyen de la taxe foncière étant de plus de 1680 € à Dijon, cela représente – en moyenne – un surcoût de l’ordre de 85 €.

Faut-il rappeler que le taux de la taxe foncière à Dijon se situe déjà plus de 20 % au-dessus de la moyenne des grandes villes françaises et que nous devrions au contraire chercher à le baisser ?

Les hausses de prix actuelles, dans le contexte de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, exercent une pression de plus en plus forte sur le pouvoir d’achat, alors que les revenus du travail ou des pensions ne suivent pas. Des retraités ou de jeunes ménages accédant à la propriété seront mis en difficulté.

C’est pourquoi nous confirmons notre proposition de baisser le taux de la taxe foncière de la ville de Dijon de 5 % en 2022, afin de garantir une légère baisse de son montant pour le contribuable. Cela évitera également de conserver un budget 2022 de la ville de Dijon en suréquilibre.

Comme annoncé depuis le mois de décembre 2021, nous déposerons un amendement à cet effet lors du conseil municipal du 21 mars 2022.

Groupe « Agir ensemble pour Dijon – droite, centre et indépendants »

Emmanuel BICHOT, Laurence GERBET

Mardi 15 mars 2022

« Crise sanitaire : soutien aux professionnels du commerce et de la restauration à Dijon »

La persistance de la crise sanitaire pénalise les cafés, hôtels et restaurants de Dijon. Elle affecte, plus largement, une grande partie des commerces dijonnais.

La reprise complète de l’activité commerciale et touristique en ville se fait attendre, après bientôt deux ans marqués par la crise sanitaire et ses rebondissements. L’inquiétude grandit pour certaines entreprises locales, qui devront rembourser les prêts garantis par l’État.

C’est pourquoi le groupe « Agir ensemble pour Dijon » est favorable au renouvellement de mesures de soutien déjà mises en œuvre ponctuellement en 2020 et 2021.

Nous proposons l’exonération totale de tous les droits de voirie (terrasses, étalages, stores, enseignes et divers matériels), pour le premier semestre 2022.

Nous proposons également la reconduction des extensions de terrasses, avec exonérations de droits de terrasse du 1er avril au 30 septembre 2022.

Nous invitons le maire de Dijon à présenter une délibération à cet effet lors du prochain conseil municipal, le 21 mars 2022, jour du printemps que nous espérons meilleur pour tous !

Lundi 28 février 2022

Emmanuel BICHOT, président, Laurence GERBET